Nous vous proposons ici un bref aperçu de notre projet pédagogique et d'etablissement. Bien entendu, il sera plus détaillé lors de nos differentes rencontres.

 

L'école Wal-Active est une école qui pratique la pédagogie active.

Une école à pédagogie active suscite énormément la réflexion de l’enfant.

 

Nous partons d’un principe simple : tout enfant est unique. La scolarité doit être positive et les enfants doivent être heureux. Par conséquent, l'apprentissage doit être une source de plaisir et non une source de contrainte. Il est important de susciter la curiosité et l'envie de savoir plus. Nous sommes convaincus que ce capital peut leur permettre de mener une vie épanouissante.

Nous sommes opposés à la théorie que l’enfant est un vase vide qu’il faut à tout prix remplir ; en effet, chaque enfant a des acquis externes. Il serait présomptueux de prétendre le contraire. Ses acquis ainsi que son histoire sont des richesses qui contribuent à la libre expression et à la solidarité. Dans le même état d'esprit, nous encourageons l'enfant à avoir l'esprit ouvert et critique, où dans une démocratie, la richesse est le carrefour des opinions.

Ce qui doit être mis en avant n’est pas l’échec mais bien la réussite ; en effet, une matière non acquise n’est tout simplement pas terminée. De plus, chaque enfant a un rythme d’apprentissage et de travail qui lui est propre.

Un des axes fort de l'ecole Wal-Active est la communication.

Ils se déclinent de plusieurs maniéres :

Le conseil de la classe,

Le conseil de l'école,

Le dialogue,

...

 

Un autre axe fort est la famille.

Nous ne considérons pas que l'entourage de l'enfant soit étranger à la scolarité et pour ce faire, les parents sont solicités afin de participer activement à la vie de l'école et pas uniquement lors de récolte de fonds.

 

Notre méthode éducative est dite « méthode active » ou « méthode alternative ».

Nos inspirations méthodologiques viennent principalement des méthodes établies par Célestin Freinet et Ovide Decroly. Bien entendu, nous ne nous limitons pas strictum sensum à ces 2 références.

 

La « Méthode Decroly »

Decroly observe que l’activité mentale de l’enfant n’est pas spontanément analytique, mais qu’au contraire son appréhension de l’univers est marquée par la perception globale et confuse de plusieurs éléments (syncrétisme). Par ailleurs, le pédagogue défend également l’importance des « intérêts » dans la vie mentale de l’enfant ; ceux-ci sont essentiellement liés aux besoins fondamentaux que sont :

- se nourrir

- se reposer

- se protéger du froid

- se défendre

- produire

Il importe donc que tout enseignement doit d’abord susciter un intérêt pour ce qu’il apporte. Dans chaque cas, il faudra partir de l’observation, provoquer les associations d’idées afin de découvrir quels intérêts les observations peuvent éveiller chez l’enfant pour, en fin de compte, lui permettre de s’exprimer et de montrer ainsi qu’il a assimilé ce qu’on lui a proposé.

La pédagogie decrolyenne repose sur quatre fondements :

1 les centres d’intérêts de l’enfant comme guide de l’éducation

2 la globalisation

3 la classe-laboratoire

4 l’importance de l’environnement naturel qui met l’enfant en situation de découverte

Exciter la curiosité de l'enfant 

Pour stimuler l’intelligence d’un enfant, il faut s’adresser à son affectivité et exciter sa curiosité. L’intérêt est donc au centre de l’apprentissage parce que les centres d’intérêt créent des liens entre toutes les matières abordées par un mouvement de divergence et de convergence. Par le biais des centres d’intérêt, on respecte dès lors les motivations de l’élève et on lui offre la possibilité d’intégrer ses connaissances dans des ensembles ordonnés. Les savoirs sont ainsi acquis, développés et intégrés.

La globalisation

Le jeune enfant apprend et accumule les expériences sans ordre : il saisit d’abord globalement les choses et les êtres dans leurs relations entre eux et par rapport à lui-même. Il perçoit le monde comme une globalité vivante et c’est cette démarche qu’il convient d’adopter à l’école : partir d’un composé concret, réel et signifiant pour passer, plus tard au particulier et aux détails abstraits.

C’est de cette prescription que procède encore aujourd’hui la méthode devenue célèbre concernant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : la « méthode globale ».

La classe laboratoire

Chez Decroly, la classe devient un atelier où l’enfant agit et vit. Elle est partout : à la cuisine, au jardin, à l’usine, au musée, etc. La pédagogie decrolyenne est de ce fait une pédagogie de l’éclatement des lieux d’apprentissage ; on y pratique le travail libre qui permet la véritable expérimentation et l’exercice du droit à l’erreur. Elle s’appuie sur le jeu et la joie car l’enfant élabore ses connaissances au lieu de recevoir une succession de notions obligatoires.

L’enfant apprend s’il apprend à agir !

L’environnement naturel

Enseigner en pleine nature.

L’ouverture sur la nature est un élément fondamental de la pédagogie de Decroly. C’est, en effet, à la campagne que l’on trouve le matériel capable d’éveiller et de stimuler les potentialités de l’enfant. Il y découvre une mine inépuisable de sujets susceptibles de le faire réfléchir, parler ou écrire.

La nature met l’enfant en situation de découverte et lui permet de prendre conscience de son identité.

Une école pour la vie, par la vie.

Chez Decroly, il n’est pas question de matière à terminer, d’horaire, d’échéances, de manuels scolaires ou de programme classique. L’organisation scolaire est fondée sur les projets et les plans de travail. Les élèves choisissent librement les sujets d’étude :

Chacun propose les sujets qu’il désire traiter.

Les propositions sont négociées par le groupe entier.

Un plan de travail collectif est élaboré à plus ou moins long terme :

Quelques jours chez les plus jeunes.

Une année chez les plus grands.

N’importe quel thème présente des aspects scientifiques, économiques, géographiques, historiques, littéraires, juridiques qui requièrent l’introduction de techniques et de notions empruntées aux diverses branches, sans que leurs liens soient jamais perdus de vue. Mais la liberté de choix stimule le travail scolaire ; même difficiles, les apprentissages et les exercices tirent leur sens de leur utilisation immédiate. En traitant sans hâte et complètement tous les aspects d’un sujet, l’enfant se constitue une « boîte à outils » où il puisera de quoi traiter des questions nouvelles. Il a d’autant plus confiance en ses propres capacités d’invention, de découverte, de travail personnel qu’il n’a trouvé en face de lui aucun adulte gratifié de science infuse. L’école est plus acquise à la recherche qu’à la transmission.

 

 La pédagogie Freinet

 

La pédagogie Freinet a fait ses preuves à l'école depuis ses débuts, il y a quatre-vingts ans. Elle est centrée sur l'enfant et l'élève.

« L’objectif de la pédagogie Freinet est de permettre à chaque jeune de développer son propre potentiel. Il s’agit d’amener les jeunes à cultiver leur individualité et de leur inculquer le respect de la communauté grâce à l’esprit de collaboration qui doit régner dans la classe. Nous envisageons donc la pédagogie sous l’angle de la participation et de la coopération. Ce système d’enseignement s’appuie sur un investissement profond de l’adolescent et repose sur le principe selon lequel l’objectif cognitif ne pourra être atteint que lorsque le jeune aura investi son énergie personnelle dans un apprentissage.

L’animateur qui responsabilise un jeune à travers une tâche, lui donne la possibilité d’expérimenter le sentiment de fierté et de satisfaction de soi.

Freinet a développé ses méthodes dans le cadre de l’école primaire pour de jeunes enfants. Mais les valeurs qu’il prône, à savoir l’épanouissement de l’individualité, la responsabilisation, la solidarité et la communication paraissent être indépendantes de l’âge des apprenants. Petits et grands ont, de manière égale, besoin de s’exprimer et de communiquer, de coopérer, d’apprendre et de s’organiser. Les principes sur lesquels repose l’enseignement de Freinet sont donc aussi valables pour les écoles secondaires que pour l’école primaire.

Notre système scolaire n’offre malheureusement pas autant de flexibilité que l’organisation de l’enseignement Freinet le suppose. Un décloisonnement des branches enseignées et une collaboration entre les enseignants des différentes matières sont donc essentiels pour son application.

Placer les élèves dans un état de besoin, de recherche de sens est la préoccupation de tous les instants. Pour cela, on les stimule et leur propose un projet collectif ou personnel. Ils sont beaucoup plus réceptifs à la matière enseignée s’ils sont demandeurs de théorie pour mettre en pratique leur projet. Donner du sens aux activités, aux apprentissages est essentiel et exige une grande créativité et disponibilité de la part de l’enseignant. »

 

Les axes

 

Expression-Communication-Création

Voilà les besoins fondamentaux de l'individu. Ils lui permettent de se construire en tant que personne. Ils sont la base de tout apprentissage, scolaire ou civique. Le mouvement Freinet a conçu des outils permettant leur mise en pratique : journal, correspondance sur des supports variés (papier, son, vidéo, informatique, internet), bibliothèques de classe.

Autonomie

Elle se retrouve au travers des activités personnelles d'apprentissage, de recherche, de création, d'expérimentation ainsi que dans la gestion d'un contrat de travail personnel et coopératif.

Responsabilisation

Possible par la mise en place de fonctions d’entraide, d'équipes et de groupes de travail, de la prise en charge du fonctionnement de la classe pour les apprentissages.

Coopération et vie coopérative

Elle se vit à chaque instant dans le partage des tâches et la solidarité. L'élève apprend par lui-même, aidé par les autres. La vie coopérative est opposée à la compétition individuelle. Elle permet à l'élève d'être autonome, responsable, d'apprendre les règles de vie en société. Les membres du groupe sont amenés à gérer leurs projets, organiser leur travail, réguler les conflits lors du conseil de coopérative. Ces options se conjuguent à tous les degrés de l'enseignement et même au niveau adulte.

 Socialisation

La classe est un lieu de vie avec ses règles élaborées par le groupe (dont l’instituteur) qui reconnaissent à chacun droits et devoirs et protègent les individus.

Apprentissages personnalisés

La pédagogie Freinet prend en compte les rythmes individuels d'apprentissage. À cette fin, l'élève utilise des outils spécifiques : fichiers autocorrectifs, livrets, logiciels. Il peut également accéder à ses apprentissages au travers de projets personnels ou collectifs.

Ouverture sur la vie

L'élève qui vient à l'école apporte avec lui son vécu, ses expériences, son savoir... mais aussi ses questions, ses curiosités. Il cherche, avec les autres, les réponses dans de nombreux documents mis à sa disposition dans ou hors de la classe. Il échange ses travaux avec d'autres écoles, dans des journaux scolaires édités par les classes, en correspondant avec d'autres par courrier ou par les technologies nouvelles de communication (fax, internet).

Tâtonnement expérimental et méthode naturelle

Le savoir ne peut être transmis unilatéralement par l'instituteur qui sait à l'élève qui ignore.

L'élève, en partant de ses connaissances, acquiert d'autres savoirs en même temps qu'il met en place une méthode de recherche, des démarches d'acquisition, un esprit critique, d'analyse et de synthèse.

 

Remarque

 

Les deux aperçus méthodologiques ci-dessus sont à prendre à titre indicatif. Bien sûr, nous n'appliquerons pas ceux-ci à la lettre, notamment concernant la méthode globale pour l'apprentissage de la lecture.